Travailler au Québec
Fin du PVT : comment rester au Canada sans perdre son statut
Le PVT ne se prolonge pas. Permis lié à l’employeur, PEQ ou PSTQ, études, fiche de visiteur : ce que chaque voie permet pendant l’attente.
Vous êtes arrivé à Montréal avec un PVT, vous avez un emploi, un appartement, et la date de fin du permis approche. Que faire pour rester ? La réponse dépend de ce que vous voulez faire ensuite, mais une règle vaut pour toutes les voies : la demande se dépose avant l’expiration du permis. D’après les pages d’IRCC et du Québec consultées le 17 octobre 2026.
Le PVT ne se prolonge pas
Un permis d’Expérience internationale Canada ne se modifie que dans des cas très précis : emploi prolongé donnant droit à un permis plus long, nouveau passeport, date d’expiration erronée, assurance maladie prolongée, levée de restrictions médicales. En dehors de ces cas, rester veut dire passer à un autre statut. Et pour un citoyen français, une deuxième participation à EIC n’est possible que par le Stage coop international, si vous êtes encore étudiant et admissible.
Les quatre voies, et ce qu’elles permettent pendant l’attente
| Voie | Ce qu’il faut | Puis-je travailler pendant le traitement ? |
|---|---|---|
| Nouveau permis de travail | Un employeur (EIMT ou dispense) ou une autre catégorie admissible | Oui, si la demande part avant l’expiration : c’est le statut maintenu, aux conditions du permis actuel |
| Permis d’études | Admission, CAQ au Québec, fonds | Non : le travail s’arrête à l’expiration du permis |
| Fiche de visiteur | Demande de prolongation comme visiteur | Non : le travail s’arrête à l’expiration du permis |
| Résidence permanente | Sélection du Québec ou Entrée express | La demande ne donne aucun statut temporaire : il en faut un en parallèle |
Garder son emploi : le permis lié à l’employeur
C’est la voie la plus fréquente pour un PVTiste qui a trouvé sa place. Au Québec, l’employeur passe en général par une EIMT, avec les étapes québécoises qui s’y ajoutent (dont le CAQ pour travail, quand il est exigé). Certaines offres sont dispensées d’EIMT, mais seulement si le poste et vous correspondez à une dispense précise : voir EIMT ou dispense d’EIMT. La mobilité francophone, par exemple, vise des emplois hors du Québec.
Le temps joue contre vous : une EIMT se prépare côté employeur avant que vous puissiez déposer votre demande. Parlez-en à votre employeur plusieurs mois avant la fin du PVT, pas trois semaines avant.
S’installer pour de bon : le Québec d’abord
- PEQ : le Ministère reçoit les demandes jusqu’au 31 octobre 2026. Si vous pensez y être admissible, voir les vérifications avant le 31 octobre.
- PSTQ : déclaration d’intérêt dans Arrima, puis invitation : voir comment fonctionne Arrima. L’expérience de travail au Québec et le français y pèsent.
- Entrée express vise les personnes qui comptent s’établir hors du Québec. Si c’est votre projet, notre article sur le calcul des 1 560 heures montre comment IRCC compte votre expérience.
Le CSQ n’est pas la résidence permanente : une demande fédérale suit, et vous devez garder un statut temporaire valide pendant tout ce temps.
Le statut maintenu, en pratique
Si vous demandez un nouveau permis de travail avant l’expiration du vôtre, vous pouvez rester et continuer de travailler aux mêmes conditions jusqu’à la décision, tant que vous restez au Canada. Avec un PVT (permis ouvert), vous pouvez en général changer d’employeur, sauf condition inscrite sur le permis. Mais si la demande vise un nouvel employeur avec un permis fermé, vous ne commencez chez lui qu’une fois le nouveau permis approuvé. Tout le détail dans statut maintenu : ce qu’on peut faire pendant l’attente.
Deux pièges relevés par IRCC : pendant le statut maintenu, on ne peut généralement pas renouveler sa carte d’assurance maladie ni son permis de conduire, et quitter le Canada peut faire perdre le droit de travailler au retour.
Si le permis a déjà expiré
Arrêtez de travailler. Le rétablissement du statut est possible dans un délai précis, sans droit de travailler pendant le traitement : voir rétablir son statut dans les 90 jours.
Votre calendrier, à l’envers
- 6 mois avant la fin : choisir la voie, en parler à l’employeur, vérifier le passeport.
- 3 mois avant : documents réunis, EIMT ou offre en route côté employeur.
- Au moins 30 jours avant : déposer la demande (c’est ce qu’IRCC recommande pour un permis de travail).
- Avant l’expiration : renouveler carte d’assurance maladie et permis de conduire s’il le faut.
Ces jalons sont des repères de bureau, pas des délais officiels : ce qui compte légalement, c’est de déposer avant l’expiration. Pour faire le point, vous pouvez décrire votre situation ou réserver une consultation.
Questions fréquentes
Mon expérience en PVT compte-t-elle pour la résidence permanente ?
Elle peut compter si elle répond aux règles du programme visé (type d’emploi, heures, dates, travail autorisé). Gardez talons de paie, description de tâches et dates de chaque emploi.
Puis-je demander une fiche de visiteur et continuer de travailler ?
Non. Selon IRCC, vous travaillez seulement jusqu’à l’expiration de votre permis ; ensuite vous pouvez rester comme visiteur pendant le traitement, sans travailler.
Mon NAS expire avec mon permis. Est-ce un problème ?
Pendant le statut maintenu, IRCC indique qu’on peut continuer de travailler avec un NAS expiré jusqu’à la décision, puis le mettre à jour avec le nouveau permis.
Puis-je refaire un PVT ?
Pour un citoyen français, chaque catégorie ne se fait qu’une fois ; après un PVT, seul le Stage coop international reste possible, s’il s’applique à vous. Les règles varient selon le pays.
Sources officielles
Pages officielles consultées le 17 octobre 2026 :
- IRCC — EIC : modifier son permis dans des cas limités
- IRCC — EIC : admissibilité par pays et catégorie
- IRCC — Que faire si votre permis de travail expire
- IRCC — Voyager à l’extérieur du Canada pendant le renouvellement
À lire aussi dans ce dossier
- Offre d'emploi au Québec : ce qu'il faut vérifier avant de demander un permis de travail
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- EIMT au Québec : ce que le traitement simplifié change pour l’employeur
- EIMT ou dispense d'EIMT : comment l'employeur québécois s'y retrouve
- Mobilité francophone : travailler hors du Québec sans EIMT
- Permis de travail ouvert : qui y a vraiment droit ?
À propos de ce guide
Rédigé pour Visa Canada Rouge, cabinet de consultation en immigration à Montréal dirigé par Moadh Rahmaoui, consultant réglementé en immigration canadienne (RCIC-IRB, licence R534941, inscrit au registre public du Collège des consultants en immigration et en citoyenneté).
Ce guide est de nature générale et ne constitue pas un avis juridique. Les conditions, frais et délais d'immigration changent souvent : vérifiez-les sur les sites officiels (canada.ca, quebec.ca) au moment de votre demande. Aucun résultat ne peut être garanti.
Votre situation est unique.
Ce guide explique les règles générales. Pour savoir ce qui s'applique à vous, parlez-en avec un consultant réglementé.