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Travailler au Québec

Fin du PVT : comment rester au Canada sans perdre son statut

Le PVT ne se prolonge pas. Permis lié à l’employeur, PEQ ou PSTQ, études, fiche de visiteur : ce que chaque voie permet pendant l’attente.

Mis à jour le 2 novembre 2026 · 9 min de lecture · Visa Canada Rouge

La fin du PVT approche et vous vous demandez comment rester au Canada sans perdre votre statut ? Vous êtes peut-être arrivé à Montréal avec un PVT, vous avez un emploi, un appartement, et la date de fin du permis se rapproche. La bonne démarche dépend de la date d’expiration de votre permis, de votre besoin de travailler et de votre projet : visiter, étudier ou vous établir durablement au Québec. Une règle vaut pour toutes les voies : la demande se dépose avant l’expiration du permis. D’après les pages d’IRCC et du Québec consultées le 17 octobre 2026.

À retenir

Votre objectifOption à examinerPoint à garder en tête
Rester sans travaillerDemander une fiche de visiteurUne fiche de visiteur ne donne pas le droit de travailler.
Continuer à travaillerDemander un nouveau permis de travailDéposée avant l’expiration, la demande permet en général de continuer aux mêmes conditions.
Suivre une formationDemander un permis d’étudesLe travail s’arrête à l’expiration du PVT pendant le traitement.
S’installer durablementExaminer les voies de résidence permanenteUne demande de résidence permanente ne remplace pas un statut temporaire valide.
Votre statut a déjà expiréVérifier le rétablissementVous ne pouvez pas travailler pendant l’attente.

Commencez par la date d’expiration : le PVT ne se prolonge pas

Le permis Vacances-Travail est un permis temporaire lié à Expérience internationale Canada (EIC). Il ne se modifie que dans des cas très précis : emploi prolongé donnant droit à un permis plus long, nouveau passeport, date d’expiration erronée, assurance maladie prolongée, levée de restrictions médicales. Voir les règles d’IRCC pour prolonger ou modifier un permis EIC. En dehors de ces cas, rester veut dire passer à un autre statut.

Une nouvelle participation dépend de votre nationalité : pour un citoyen français, chaque catégorie ne se fait qu’une fois, et après un PVT seul le Stage coop international reste possible, si vous êtes encore étudiant et admissible.

Notez la date inscrite sur votre permis et prévoyez une marge pour réunir les documents. Une demande en préparation, une offre d’emploi ou un dossier de résidence permanente ne prolongent pas votre statut : il faut une demande précise, admissible, déposée avant l’expiration.

Le saviez-vous ?

Selon votre pays, vous pourriez être admissible à une participation EIC de 12 ou de 24 mois.

Source : IRCC, prolonger ou modifier un permis EIC

Les quatre voies, et ce qu’elles permettent pendant l’attente

VoieCe qu’il fautPuis-je travailler pendant le traitement ?
Nouveau permis de travailUn employeur (EIMT ou dispense) ou une autre catégorie admissibleOui, si la demande part avant l’expiration : c’est le statut maintenu, aux conditions du permis actuel
Permis d’étudesAdmission, CAQ au Québec, fondsNon : le travail s’arrête à l’expiration du permis
Fiche de visiteurDemande de prolongation comme visiteurNon : le travail s’arrête à l’expiration du permis
Résidence permanenteSélection du Québec ou Entrée expressLa demande ne donne aucun statut temporaire : il en faut un en parallèle
Une voyageuse et sa valise dans une rue enneigée de Montréal (illustration)

Garder son emploi : le permis lié à l’employeur

C’est la voie la plus fréquente pour un PVTiste qui a trouvé sa place. Au Québec, l’employeur passe en général par une EIMT, avec les étapes québécoises qui s’y ajoutent (dont le CAQ pour travail, quand il est exigé). Certaines offres sont dispensées d’EIMT, mais seulement si le poste et vous correspondez à une dispense précise : voir EIMT ou dispense d’EIMT. La mobilité francophone, par exemple, vise des emplois hors du Québec.

Le temps joue contre vous : une EIMT se prépare côté employeur avant que vous puissiez déposer votre demande. Parlez-en à votre employeur plusieurs mois avant la fin du PVT, pas trois semaines avant. Une offre d’emploi ou une EIMT en cours ne vous autorise pas, à elle seule, à travailler après la fin du PVT. Voir aussi notre page sur les services aux employeurs.

Le statut maintenu, en pratique

Si vous demandez un nouveau permis de travail avant l’expiration du vôtre, vous pouvez rester et continuer de travailler aux mêmes conditions jusqu’à la décision, tant que vous restez au Canada. Avec un PVT (permis ouvert), vous pouvez en général changer d’employeur, sauf condition inscrite sur le permis. Mais si la demande vise un nouvel employeur avec un permis fermé, vous ne commencez chez lui qu’une fois le nouveau permis approuvé. Tout le détail dans statut maintenu : ce qu’on peut faire pendant l’attente.

Deux pièges relevés par IRCC : pendant le statut maintenu, on ne peut généralement pas renouveler sa carte d’assurance maladie ni son permis de conduire, et quitter le Canada peut faire perdre le droit de travailler au retour.

Le saviez-vous ?

Pour une demande papier reçue après l’expiration du permis de travail, IRCC recule de 7 jours et retient cette date comme date de réception.

Source : IRCC, prolonger son permis de travail

Rester comme visiteur avec une fiche de visiteur

Si vous voulez rester sans travailler, la demande de prolongation comme visiteur mène à une fiche de visiteur. Elle prolonge le séjour autorisé, mais ce n’est pas un permis de travail. Selon IRCC, vous travaillez seulement jusqu’à l’expiration de votre permis ; ensuite vous pouvez rester comme visiteur pendant le traitement, sans travailler. IRCC recommande de déposer au moins 30 jours avant l’expiration du statut actuel ; voir la fiche de visiteur.

Étudier au Canada après un PVT

Un permis d’études peut convenir si vous êtes admis dans un établissement d’enseignement désigné et que votre projet répond aux exigences. Pour étudier au Québec, le CAQ pour études s’ajoute à la demande fédérale ; voir notre page sur le permis d’études. Une demande en cours ne vous permet pas de commencer un programme qui exige un permis, et le droit de travailler pendant les études suit des règles différentes de celles du PVT.

Sur un campus en automne, une ancienne PVTiste consulte une lettre d’admission (illustration)

S’installer pour de bon : le Québec d’abord

  • PEQ : la période de réception des demandes s’est terminée le 31 octobre 2026, et aucune décision n’était prise sur une nouvelle période au 2 novembre 2026 : voir le PEQ après le 31 octobre.
  • PSTQ : déclaration d’intérêt dans Arrima, puis invitation : voir comment fonctionne Arrima. L’expérience de travail au Québec et le français y pèsent.
  • Entrée express vise les personnes qui comptent s’établir hors du Québec. Si c’est votre projet, notre article sur le calcul des 1 560 heures montre comment IRCC compte votre expérience.

Le CSQ n’est pas la résidence permanente : une demande fédérale suit, et vous devez garder un statut temporaire valide pendant tout ce temps. Selon votre situation familiale, le parrainage peut aussi être une voie.

Une étudiante traverse un campus en automne, des livres sous le bras (illustration)

Le conjoint peut-il demander un permis de travail ouvert ?

Un conjoint ne reçoit pas automatiquement un permis ouvert parce que l’autre détient un PVT ou demande un nouveau permis. L’admissibilité dépend de l’emploi ou du programme de la personne principale et des critères en vigueur, qui ont changé en 2025 : voir notre article sur le permis de travail ouvert du conjoint.

Si le permis a déjà expiré

Arrêtez de travailler. IRCC doit recevoir la demande de rétablissement au plus tard 90 jours après l’expiration du statut, et vous ne pouvez pas travailler pendant son traitement ; voir les instructions d’IRCC et notre article sur le rétablissement dans les 90 jours. Comptez les frais de rétablissement, ceux du permis de travail (155 $, plus 100 $ pour un permis ouvert) et, s’il y a lieu, la biométrie (85 $) ; vérifiez la liste d’IRCC le jour du paiement.

Une demande retournée comme incomplète, refusée ou retirée a aussi des conséquences sur votre statut : lisez l’avis reçu et agissez vite. Quitter le Canada puis revenir comme visiteur ne contourne pas l’expiration d’un permis. En cas de refus, voir notre page sur les refus.

Un voyageur range son passeport et ses papiers dans une pochette, dans un salon (illustration)

Votre calendrier, à l’envers

  1. 6 mois avant la fin : choisir la voie, en parler à l’employeur, vérifier le passeport.
  2. 3 mois avant : documents réunis, EIMT ou offre en route côté employeur.
  3. Au moins 30 jours avant : déposer la demande (c’est ce qu’IRCC recommande pour un permis de travail).
  4. Avant l’expiration : renouveler carte d’assurance maladie et permis de conduire s’il le faut.

Deux parcours, un même PVT

Camille, Française, est cuisinière dans un restaurant de Québec ; son PVT se termine le 31 mars 2027. Son employeur veut la garder. En octobre 2026, ils lancent l’EIMT, déposée en même temps à Service Canada et au MII (anciennement MIFI) ; Camille prépare sa demande de CAQ pour travail. Avec l’EIMT favorable et le CAQ, elle demande son permis lié à l’employeur en février, avant l’expiration : elle continue de travailler pendant le traitement, aux conditions de son PVT. En parallèle, elle prépare sa déclaration d’intérêt au PSTQ.

Hugo, Belge, travaille dans une agence de Montréal, mais veut reprendre des études. Il est admis à un DEC en septembre 2027 ; son PVT finit en juin. Il demande son CAQ pour études dès son admission, puis son permis d’études avant juin. Pendant le traitement, il peut rester, mais il cesse de travailler à l’expiration du PVT : il a prévu ses économies pour l’été en conséquence.

Même point de départ, deux projets différents, deux calendriers : c’est le projet qui choisit la voie, puis la date d’expiration qui fixe le rythme.

Les erreurs fréquentes

  • Attendre les dernières semaines pour parler à l’employeur, alors qu’une EIMT se prépare en amont.
  • Croire qu’une offre d’emploi prolonge le statut.
  • Demander une fiche de visiteur en pensant pouvoir continuer à travailler.
  • Voyager hors du Canada pendant le statut maintenu, et perdre le droit de travailler au retour.
  • Oublier la carte d’assurance maladie et le permis de conduire avant l’expiration.
  • Compter sur une demande de résidence permanente pour rester.

Les jalons du calendrier ci-dessus sont des repères de bureau, pas des délais officiels : ce qui compte légalement, c’est de déposer avant l’expiration. Pour faire le point, vous pouvez décrire votre situation ou réserver une consultation.

Questions fréquentes

Mon expérience en PVT compte-t-elle pour la résidence permanente ?

Elle peut compter si elle répond aux règles du programme visé (type d’emploi, heures, dates, travail autorisé). Gardez talons de paie, description de tâches et dates de chaque emploi.

Puis-je demander une fiche de visiteur et continuer de travailler ?

Non. Selon IRCC, vous travaillez seulement jusqu’à l’expiration de votre permis ; ensuite vous pouvez rester comme visiteur pendant le traitement, sans travailler.

Mon NAS expire avec mon permis. Est-ce un problème ?

Pendant le statut maintenu, IRCC indique qu’on peut continuer de travailler avec un NAS expiré jusqu’à la décision, puis le mettre à jour avec le nouveau permis.

Une demande de résidence permanente me permet-elle de rester jusqu’à la décision ?

Non. Elle ne remplace pas votre statut temporaire : il faut un statut distinct, et le bon permis pour continuer à travailler.

Puis-je refaire un PVT ?

Pour un citoyen français, chaque catégorie ne se fait qu’une fois ; après un PVT, seul le Stage coop international reste possible, s’il s’applique à vous. Les règles varient selon le pays.

Conclusion

À la fin du PVT, la priorité est d’agir avant l’expiration et de choisir la démarche qui correspond vraiment à votre projet. Fiche de visiteur, permis de travail, permis d’études et résidence permanente n’ont ni les mêmes conditions ni les mêmes effets sur le droit de travailler. Si votre demande est en cours, votre statut a expiré ou vous avez reçu un refus, vérifiez les règles d’IRCC et du Québec avant d’aller plus loin.

Sources officielles

Pages officielles consultées le 2 novembre 2026 :

À propos de ce guide

Rédigé pour Visa Canada Rouge, cabinet de consultation en immigration à Montréal dirigé par Moadh Rahmaoui, consultant réglementé en immigration canadienne (RCIC-IRB, licence R534941, inscrit au registre public du Collège des consultants en immigration et en citoyenneté).

Ce guide est de nature générale et ne constitue pas un avis juridique. Les conditions, frais et délais d'immigration changent souvent : vérifiez-les sur les sites officiels (canada.ca, quebec.ca) au moment de votre demande. Aucun résultat ne peut être garanti.

Votre situation est unique.

Ce guide explique les règles générales. Pour savoir ce qui s'applique à vous, parlez-en avec un consultant réglementé.