Consultant réglementé en immigration canadienne · RCIC-IRB · Montréal, Québec

Travailler au Québec

Mobilité francophone : travailler hors du Québec sans EIMT

Français oral NCLC 5, presque toutes les professions, emploi hors Québec, code C16 et 230 $ côté employeur : conditions, preuves et étapes.

Mis à jour le 17 octobre 2026 · 4 min de lecture · Visa Canada Rouge

Vous parlez français, vous vivez au Québec ou à l’étranger, et un employeur d’Ottawa, de Moncton, de Winnipeg ou de Vancouver veut vous embaucher ? La mobilité francophone lui évite l’étude d’impact sur le marché du travail (EIMT). Les conditions sont plus souples qu’on le croit : un français oral de niveau intermédiaire et une offre dans presque n’importe quelle profession, à une condition ferme : l’emploi est hors du Québec. D’après les pages d’IRCC consultées le 17 octobre 2026.

Les conditions (demandes depuis le 15 juin 2023)

  • Remplir les conditions générales d’un permis de travail.
  • Vivre et travailler dans une des 9 provinces ou des 3 territoires autres que le Québec.
  • Prouver une compétence intermédiaire en français à l’oral (expression et compréhension orales) : NCLC 5 ou plus. La lecture et l’écriture ne sont pas évaluées pour cette dispense.
  • Avoir une offre d’emploi dans n’importe quelle catégorie FEER de la CNP, sauf les professions de l’agriculture primaire des catégories FEER 4 et 5.

Attention aux vieux articles : avant le 15 juin 2023, il fallait le NCLC 7 et une profession FEER 0 à 3. Ce n’est plus le cas.

Prouver son français

IRCC accepte notamment :

  • les résultats d’expression et de compréhension orales du TEF ou du TCF ;
  • une confirmation écrite d’un collège ou d’une université pour un programme suivi en français (relevé de notes, attestation de fin d’études) ;
  • d’autres documents qui montrent des études en français.

Un diplômé d’un cégep ou d’une université francophone du Québec a donc souvent sa preuve en main, sans passer de test. La preuve se téléverse dans le champ « Renseignements sur le client » ; il n’y en a qu’un, d’où l’intérêt de réunir plusieurs documents en un seul fichier.

Qui fait quoi, et dans quel ordre

ÉtapeQuiDétail
1. Offre d’emploi dans le Portail des employeursEmployeurCode de dispense d’EIMT C16 (Mobilité francophone)
2. Frais de conformitéEmployeur230 $
3. Numéro d’offre d’emploiEmployeur → travailleurUn numéro à 7 chiffres, indispensable à la demande
4. Demande de permis de travail lié à l’employeur, dispensé d’EIMTTravailleurEn ligne, avec la preuve de français et les frais de permis de travail

Avant l’étape 1, comparez les tâches réelles du poste avec la description de la CNP choisie, pas seulement le titre. Une offre dont les tâches, le code CNP et le lieu ne concordent pas attire les questions de l’agent.

Le cas fréquent : je vis à Montréal

La mobilité francophone ne sert pas pour un emploi à Montréal : elle vise les emplois hors du Québec. Pour un poste au Québec, l’employeur passe en général par une EIMT ou par une autre dispense : voir EIMT ou dispense d’EIMT. En revanche, un Montréalais à qui on offre un poste à Ottawa ou à Moncton peut regarder cette voie, et un PVTiste dont le permis se termine aussi : voir les options après le PVT.

La famille

Le permis ne couvre que vous. Votre conjoint et vos enfants ont besoin de leur propre statut. Le permis ouvert du conjoint dépend des règles générales sur la famille, notamment de votre profession : voir le permis ouvert pour conjoint.

Et après ?

C’est un permis temporaire, lié à un employeur : changer d’employeur veut dire nouvelle offre, nouveau code C16, nouvelle demande. Pour la suite, l’expérience qualifiée acquise hors du Québec peut compter pour la catégorie de l’expérience canadienne, et le français peut ajouter des points au SCG : voir le français dans votre profil Entrée express. Notre page mobilité francophone présente le service, côté employeur et côté travailleur.

Pour vérifier si votre poste et votre niveau de français conviennent, vous pouvez décrire votre situation ou réserver une consultation.

Questions fréquentes

Faut-il être citoyen d’un pays francophone ?

Non. Les conditions d’IRCC portent sur votre français, l’emploi et son lieu, pas sur votre citoyenneté.

Faut-il passer le TEF ou le TCF ?

Pas forcément : des études faites en français peuvent suffire comme preuve. Le test reste une option claire si vous n’avez pas de diplôme en français.

Un emploi dans une ferme est-il admissible ?

Pas s’il s’agit d’une profession de l’agriculture primaire des catégories FEER 4 ou 5 : elles sont exclues de cette dispense.

Combien de temps faut-il ?

Cela dépend de l’endroit d’où vous présentez la demande. Consultez l’outil des délais de traitement d’IRCC pour les permis de travail.

Sources officielles

Pages officielles consultées le 17 octobre 2026 :

À propos de ce guide

Rédigé pour Visa Canada Rouge, cabinet de consultation en immigration à Montréal dirigé par Moadh Rahmaoui, consultant réglementé en immigration canadienne (RCIC-IRB, licence R534941, inscrit au registre public du Collège des consultants en immigration et en citoyenneté).

Ce guide est de nature générale et ne constitue pas un avis juridique. Les conditions, frais et délais d'immigration changent souvent : vérifiez-les sur les sites officiels (canada.ca, quebec.ca) au moment de votre demande. Aucun résultat ne peut être garanti.

Votre situation est unique.

Ce guide explique les règles générales. Pour savoir ce qui s'applique à vous, parlez-en avec un consultant réglementé.