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Résidence permanente

PEQ après le 31 octobre 2026 : ce que les diplômés et les travailleurs doivent préparer

Le PEQ reste ouvert jusqu’en 2028, mais les demandes ne sont reçues que jusqu’au 31 octobre 2026. Qui peut encore déposer, et le PSTQ ensuite.

Mis à jour le 27 octobre 2026 · 11 min de lecture · Visa Canada Rouge

Le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) a été rouvert pour deux ans, du 2 juillet 2026 au 2 juillet 2028, mais le Québec ne reçoit les demandes que du 2 juillet au 31 octobre 2026, selon une décision de gestion du ministre. Après cette date, la plupart des diplômés et des travailleurs temporaires qui comptaient sur le PEQ devront regarder du côté du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Voici ce qu’il faut vérifier avant et après le 31 octobre, d’après les pages de quebec.ca consultées le 27 octobre 2026.

L’essentiel à retenir

QuestionRéponse
Le PEQ est-il aboli le 31 octobre 2026 ?Non. Le programme est rouvert jusqu’au 2 juillet 2028 ; c’est la période de réception des demandes qui se termine le 31 octobre 2026.
Qui peut encore déposer avant le 31 octobre ?Les personnes qui remplissaient les critères de réception en date du 19 novembre 2025 (diplôme admissible ou deux ans d’expérience FÉER 0 à 3 au Québec) et toutes les autres conditions du volet.
Quelle voie regarder ensuite ?Le PSTQ : une déclaration d’intérêt dans Arrima, puis une invitation éventuelle et une demande de sélection permanente.
Le PSTQ fonctionne-t-il comme le PEQ ?Non. Le PSTQ procède par invitation, avec quatre volets fixés par la profession principale. Notre comparatif PSTQ ou PEQ détaille les différences.
Une déclaration d’intérêt donne-t-elle un CSQ ?Non. Il faut une invitation, une demande de sélection et une décision du Québec.
Mon permis temporaire est-il prolongé par ma démarche ?Non. Le statut temporaire se gère séparément de la sélection permanente.
Une candidate relit ses papiers sur un banc de parc, parmi les feuilles d’automne (illustration)

Fin de réception, suspension et abolition : des notions à ne pas confondre

Il faut distinguer la réouverture du PEQ et la fenêtre pendant laquelle le Ministère reçoit les demandes. Le Québec écrit que le PEQ est rouvert du 2 juillet 2026 au 2 juillet 2028, avec les mêmes conditions de sélection qu’avant la suspension de chaque volet, et que, « afin de favoriser le respect des cibles en matière d’immigration », une demande ne peut être reçue que du 2 juillet au 31 octobre 2026. La fin de cette fenêtre n’est donc pas une abolition du programme.

Une suspension, une période de dépôt limitée et l’abolition d’un programme ne désignent pas la même chose. Personne ne peut dire aujourd’hui si une nouvelle période de réception sera annoncée avant juillet 2028 : seuls quebec.ca et les avis du Ministère font foi. Méfiez-vous de toute annonce qui n’y figure pas.

Le ministère responsable s’appelle désormais le ministère de l’Immigration et de l’Intégration (MII), anciennement MIFI, selon l’annonce du 22 octobre 2026. Ses programmes et ses services continuent sous ce nouveau nom.

Qui peut présenter une demande au PEQ d’ici le 31 octobre ?

Le PEQ comporte deux volets : Diplômés du Québec et Travailleurs étrangers temporaires. Avoir étudié ou travaillé au Québec ne suffit pas : pour que la demande soit reçue pendant cette période, il faut répondre aux critères de réception, puis à toutes les conditions de sélection du volet au moment du dépôt.

Volet Diplômés du Québec

  • Avoir obtenu au Québec, en date du 19 novembre 2025, un baccalauréat, une maîtrise ou un doctorat, un DEC technique, ou un DEP d’au moins 1 800 heures, seul ou suivi d’une ASP ;
  • avoir obtenu le diplôme au cours des 36 mois précédant la demande et avoir séjourné au Québec principalement pour y étudier pendant au moins la moitié du programme ;
  • être légalement au Québec au moment de la demande ;
  • français : niveau 7 ou plus à l’oral et 5 ou plus à l’écrit selon l’Échelle québécoise.

Volet Travailleurs étrangers temporaires

  • Avoir, en date du 19 novembre 2025, au moins deux ans d’expérience de travail au Québec dans des emplois de catégorie FÉER 0, 1, 2 ou 3 ;
  • cette expérience doit représenter au moins 24 mois au cours des 36 mois précédant la demande, à temps plein (30 heures ou plus par semaine), rémunérée et légale ;
  • occuper un emploi qui répond à ces critères au moment de la demande et être légalement au Québec comme travailleur temporaire ou participant à un programme d’échanges jeunesse (vacances-travail, jeunes professionnels, stage Coop International) ;
  • français : niveau 7 ou plus à l’oral.

Dans les deux volets s’ajoutent des conditions communes : l’intention de s’établir au Québec pour y occuper un emploi, un contrat d’autonomie financière, l’Attestation d’apprentissage des valeurs démocratiques et des valeurs québécoises et, pour le conjoint qui accompagne, le niveau 4 à l’oral. Le détail est sur notre page du Programme de l’expérience québécoise.

Une condition remplie dans un volet ne peut pas être présumée satisfaite dans l’autre. Pour les diplômés, confirmez que le diplôme appartient à une catégorie acceptée et qu’il était obtenu au 19 novembre 2025 ; un diplôme obtenu après cette date ne permet pas de déposer pendant cette période. Pour les travailleurs, vérifiez la catégorie FÉER de chaque emploi d’après les tâches réellement exercées, plutôt que de compter toute période travaillée au Québec.

Que faire si vous comptiez déposer avant la date limite ?

Si vous pensez satisfaire aux critères, organisez immédiatement vos preuves. Une demande commencée, un diplôme obtenu ou une expérience accumulée ne remplacent pas un dépôt conforme reçu au plus tard le 31 octobre 2026.

  • Diplôme : réunissez le diplôme, les relevés de notes et les documents qui établissent le programme suivi et la date d’obtention.
  • Expérience : classez les attestations d’emploi, avec les dates, les heures, les fonctions exercées et les preuves de rémunération.
  • Français : rassemblez les résultats ou les autres preuves acceptées pour le volet, en vérifiant leur validité.
  • Statut : vérifiez la date d’expiration de votre permis d’études ou de travail.
  • Dépôt : suivez les instructions du Ministère et conservez la confirmation de transmission.

Les personnes qui ont déjà déposé leur demande gardent leur preuve de dépôt et suivent les messages associés à leur dossier. Celles qui ont seulement commencé à se préparer ne doivent pas présumer qu’une mesure de transition s’appliquera : seul le gouvernement peut en annoncer une. À noter : le Québec a précisé, en annonçant la réouverture, qu’on peut présenter une demande au PEQ même si l’on a déjà une invitation ou une demande au PSTQ ; les deux demandes sont alors traitées séparément.

Une demande de sélection permanente et un permis temporaire sont deux démarches distinctes. Un dépôt au PEQ ou une démarche au PSTQ ne prolonge pas, à lui seul, un permis d’études ou de travail.

Le PSTQ après le PEQ : déclaration d’intérêt, invitation et quatre volets

Pour obtenir une sélection permanente comme travailleur qualifié, le PSTQ est la principale voie québécoise après le 31 octobre. Le parcours commence par une déclaration d’intérêt dans Arrima ; le Québec peut ensuite inviter certaines personnes à présenter une demande de sélection permanente. Le Ministère détermine le volet d’après la profession principale déclarée.

Volet du PSTQProfil viséFrançais exigé (Échelle québécoise)
Volet 1 : Haute qualification et compétences spécialiséesProfessions FÉER 0, 1 ou 2 ; 1 an d’expérience dans la profession dans les 5 dernières annéesOral 7, écrit 5
Volet 2 : Compétences intermédiaires et manuellesProfessions FÉER 3, 4 ou 5 ; 2 ans d’expérience, dont au moins 1 an au Québec, dans les 5 dernières annéesOral 5
Volet 3 : Professions réglementéesProfession inscrite à la Liste des professions réglementées du MinistèreOral 7 et écrit 5 (FÉER 0 à 2) ; oral 5 (FÉER 3 à 5)
Volet 4 : Talents d’exceptionExpertise exceptionnelle, accomplissements reconnus, 3 ans dans la professionAucune exigence de français

Pour un diplômé du Québec, le volet 1 exige un diplôme d’au moins 900 heures (secondaire ou collégial) ou 30 crédits (universitaire) s’il a été obtenu au Québec, et une expérience d’au moins un an dans la profession principale. Les stages obligatoires d’un programme d’études peuvent compter jusqu’à trois mois. Pour un travailleur d’une profession FÉER 3, 4 ou 5, le volet 2 demande deux ans d’expérience, dont un an au Québec.

Les exigences ne sont pas interchangeables : le code CNP, les tâches réellement accomplies et le niveau de français orientent vers des volets différents. Notre guide du PSTQ et notre article sur les points du PSTQ dans Arrima expliquent le classement.

Après une invitation, il faut respecter les instructions et le délai qui l’accompagnent. Une invitation mène à une demande de sélection, puis le Québec rend sa décision. Voyez aussi notre article sur la déclaration d’intérêt et les invitations du PSTQ.

Un jeune travailleur reçoit un casque de sécurité dans un atelier (illustration)

Maintenir un statut temporaire pendant la transition

Pour rester au Québec, il faut traiter séparément la sélection permanente et le droit de séjourner ou de travailler. Un diplômé peut vérifier ses options de permis de travail postdiplôme, tandis qu’un travailleur doit examiner son permis de travail selon son employeur et son statut. Les candidats au PSTQ qui remplissent certaines conditions peuvent aussi regarder la mesure de permis de travail de 12 mois pour les candidats au PSTQ, ouverte jusqu’au 31 décembre 2026.

Les étudiants doivent distinguer le certificat d’acceptation du Québec et le permis fédéral : voyez le CAQ pour études et le permis d’études.

Certains dossiers de travail exigent des démarches de l’employeur, comme une étude d’impact sur le marché du travail et, lorsqu’il est requis, un CAQ. Notre page sur l’EIMT au Québec décrit cette démarche, et notre page destinée aux employeurs traite de leurs obligations.

Le statut de visiteur peut permettre un séjour temporaire selon les conditions applicables, mais il ne constitue ni un permis de travail ni une voie de sélection permanente. Voyez notre page sur la visite au Canada.

CSQ, résidence permanente et options hors Québec

Le Certificat de sélection du Québec (CSQ) confirme une sélection par le Québec ; il ne constitue pas la résidence permanente. Après le CSQ, la demande de résidence permanente relève du gouvernement fédéral, qui fait ses propres vérifications. Notre article CSQ Québec : à quoi il sert et comment l’obtenir et notre page sur la résidence permanente détaillent ces étapes.

Une personne qui souhaite réellement s’établir hors du Québec peut examiner les programmes fédéraux, dont Entrée express, qui exigent de prévoir s’établir hors Québec. La Mobilité francophone peut être utile pour un emploi hors Québec, mais elle ne remplace pas une sélection permanente.

Le parrainage est une autre démarche, distincte du PEQ et du PSTQ : voyez le parrainage d’un conjoint au Québec ou le parrainage familial.

Une méthode de préparation pour diplômés et travailleurs

Commencez par dresser un portrait vérifiable de votre profil, plutôt que de présumer qu’une expérience au Québec suffit. Cette préparation sépare les critères déjà remplis, les preuves manquantes et les contraintes liées au statut temporaire.

  1. Définissez votre objectif géographique. Vous établir au Québec ou dans une autre province change les voies à considérer.
  2. Documentez votre profession principale. Décrivez les tâches, le niveau de responsabilité et l’expérience, puis trouvez le code CNP et la catégorie FÉER qui y correspondent.
  3. Évaluez votre français. Séparez l’oral et l’écrit, et comparez-les au seuil du volet visé.
  4. Vérifiez vos autorisations temporaires. Notez les dates d’expiration et préparez les démarches nécessaires, indépendamment de la sélection.
  5. Suivez les avis officiels. Consultez quebec.ca pour les périodes de réception, les changements de critères et toute mesure de transition.

Si votre parcours comporte un refus ou une difficulté particulière, analysez-la à part : nos pages sur un refus de visa, l’interdiction de territoire et les cas complexes abordent ces situations. Pour d’autres repères, voyez notre page sur l’immigration au Québec.

Conclusion

Le 31 octobre 2026 marque la fin de la période de réception des demandes au PEQ, pas la fin du programme. Si vous remplissiez les critères au 19 novembre 2025, déposez une demande complète avant cette date. Sinon, le PSTQ passe par Arrima, une déclaration d’intérêt et une invitation éventuelle, avec le niveau de français du volet fixé par votre profession principale. Dans tous les cas, gardez votre statut temporaire valide et suivez quebec.ca pour toute nouvelle période de réception.

Questions fréquentes sur le PEQ après le 31 octobre

Le PEQ ferme-t-il définitivement le 31 octobre 2026 ?

Non. Le Québec a rouvert le PEQ du 2 juillet 2026 au 2 juillet 2028 ; c’est la réception des demandes qui est limitée du 2 juillet au 31 octobre 2026. Toute nouvelle période de réception serait annoncée sur quebec.ca.

J’ai commencé à réunir mes documents. Puis-je encore déposer ?

Seulement si votre demande est reçue au plus tard le 31 octobre 2026 et que vous remplissiez les critères de réception au 19 novembre 2025. La préparation seule ne constitue pas un dépôt.

Puis-je déposer au PEQ et déclarer mon intérêt au PSTQ ?

Oui, ce sont deux démarches distinctes. On peut présenter une demande au PEQ même avec une invitation ou une demande au PSTQ ; les deux demandes sont traitées séparément, et les frais s’appliquent à chacune.

Mon diplôme a été obtenu après le 19 novembre 2025. Ai-je accès au PEQ ?

Pas pendant cette période de réception : le diplôme devait être obtenu au 19 novembre 2025. Regardez le volet du PSTQ qui correspond à votre profession principale.

Une invitation au PSTQ signifie-t-elle que j’ai mon CSQ ?

Non. L’invitation ouvre l’étape de la demande de sélection permanente ; le Québec rend ensuite sa décision.

Le PSTQ convient-il à une profession réglementée ?

Le volet 3 est consacré aux professions inscrites à la Liste des professions réglementées du Ministère. L’expérience dans le métier ne remplace pas les démarches d’autorisation d’exercice qui peuvent s’appliquer.

Sources officielles

Pages officielles consultées le 27 octobre 2026 :

À propos de ce guide

Rédigé pour Visa Canada Rouge, cabinet de consultation en immigration à Montréal dirigé par Moadh Rahmaoui, consultant réglementé en immigration canadienne (RCIC-IRB, licence R534941, inscrit au registre public du Collège des consultants en immigration et en citoyenneté).

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