Dispense d'EIMT
Mobilité francophone : embaucher un travailleur d'expression française sans EIMT, hors du Québec.
Pour un emploi situé dans une autre province ou un territoire, ce volet permet d'embaucher un travailleur qui parle français sans étude d'impact sur le marché du travail. C'est l'un des raccourcis les plus utiles du système, à condition de bien en connaître les limites.
La Mobilité francophone est un volet du Programme de mobilité internationale. L'employeur n'a pas à obtenir d'EIMT : il dépose une offre d'emploi dans le Portail des employeurs d'IRCC, puis le travailleur demande un permis de travail lié à cet employeur. Le délai et le coût sont nettement inférieurs à ceux d'une embauche avec EIMT.
Visa Canada Rouge, cabinet de consultation en immigration à Montréal, accompagne les employeurs et les travailleurs dans la vérification de l'admissibilité, le dépôt de l'offre et la demande de permis.
La limite essentielle : la Mobilité francophone vise uniquement les emplois situés dans l'une des neuf provinces ou trois territoires autres que le Québec. Un employeur québécois ne peut pas s'en servir pour un poste au Québec : il doit passer par l'EIMT au Québec ou par une autre dispense.
Les conditions pour le travailleur
Pour une demande présentée depuis le 15 juin 2023, IRCC exige que le travailleur :
- remplisse les conditions générales d'un permis de travail (documents valides, admissibilité, intention de respecter les conditions du séjour) ;
- vive et travaille dans une province ou un territoire autre que le Québec ;
- démontre un niveau intermédiaire en français à l'oral, en compréhension et en expression, soit l'équivalent du niveau 5 ou plus des NCLC ;
- ait une offre d'emploi dans n'importe quelle catégorie FÉER de la Classification nationale des professions, sauf un emploi en agriculture primaire des catégories FÉER 4 et 5.
Avant le 15 juin 2023, les exigences étaient plus strictes (NCLC 7 et emplois FÉER 0 à 3 seulement) : un ancien article qui cite ces critères n'est plus à jour.
Prouver son français
IRCC accepte notamment :
- les résultats en compréhension et en expression orales d'un TEF (Test d'évaluation de français) ou d'un TCF (Test de connaissance du français) ;
- une confirmation écrite d'un collège ou d'une université pour un programme suivi en français, comme un relevé de notes ou une attestation officielle de fin d'études ;
- d'autres documents qui démontrent des études en français.
Les étapes pour l'employeur
- Vérifier l'admissibilité du candidat et du poste (lieu de travail hors Québec, catégorie FÉER, niveau de français).
- Déposer l'offre d'emploi dans le Portail des employeurs d'IRCC avec le code de dispense C16 (Mobilité francophone).
- Payer les frais de conformité de l'employeur : 230 $.
- Remettre au candidat le numéro d'offre d'emploi à 7 chiffres et l'offre signée.
Le candidat présente ensuite sa demande en ligne, en choisissant un permis de travail dispensé d'EIMT. Ses frais : 155 $ pour le permis de travail, plus la biométrie si elle est exigée (85 $).
Après l'embauche : le permis est lié à l'employeur
Le permis obtenu par la Mobilité francophone est un permis lié à un employeur : il nomme l'employeur et le poste. Changer d'employeur exige un nouveau permis. Et l'employeur reste soumis au régime de conformité : salaire, fonctions et conditions doivent correspondre à l'offre déposée. Voir notre page sur la conformité de l'employeur.
L'expérience acquise ainsi peut compter pour la résidence permanente hors Québec, notamment dans l'Entrée express, où un bon niveau de français peut aussi donner des points et des invitations par catégorie.
Mobilité francophone ou EIMT ?
- Mobilité francophone : pas d'EIMT, pas d'efforts de recrutement à démontrer, frais de conformité de 230 $, poste hors Québec seulement.
- EIMT : nécessaire quand aucune dispense ne s'applique, et toujours pour un poste au Québec sans autre dispense ; plus longue, avec recrutement et salaire en vigueur à respecter.
Notre article EIMT ou dispense d'EIMT compare les deux voies.
Les erreurs fréquentes à éviter
- Utiliser la Mobilité francophone pour un poste au Québec.
- Se fier aux anciennes règles (NCLC 7, FÉER 0 à 3).
- Proposer un emploi en agriculture primaire FÉER 4 ou 5 : il est exclu.
- Oublier le code C16 ou les frais de conformité dans le portail.
- Laisser le travailleur commencer avant d'avoir son permis.
- Modifier le poste ou le salaire sans vérifier les conséquences sur la conformité.
Ce que nous faisons pour vous
- Vérifier que le poste, le lieu de travail et le candidat répondent aux critères
- Préparer et déposer l'offre d'emploi dans le Portail des employeurs
- Préparer la demande de permis du travailleur et la preuve de français
- Mettre en place ce qu'il faut pour rester conforme après l'embauche
Pour en parler, réservez une consultation employeur ou consultez notre page employeurs.
Questions fréquentes
Mon entreprise est à Montréal. Puis-je utiliser la Mobilité francophone ?
Pas pour un poste au Québec. Le volet vise les emplois situés dans les autres provinces et les territoires. Pour un poste au Québec, il faut une EIMT ou une autre dispense.
Quel niveau de français faut-il ?
Un niveau intermédiaire à l'oral, en compréhension et en expression, équivalent au niveau 5 ou plus des NCLC, pour les demandes présentées depuis le 15 juin 2023.
Le poste doit-il être spécialisé ?
Non. Depuis le 15 juin 2023, toutes les catégories FÉER sont admissibles, sauf les emplois en agriculture primaire des catégories FÉER 4 et 5.
Combien cela coûte-t-il ?
230 $ de frais de conformité pour l'employeur, et 155 $ pour le permis de travail du candidat, plus 85 $ de biométrie si elle est exigée.
Le travailleur peut-il changer d'employeur ?
Pas avec le même permis : il est lié à l'employeur. Un nouvel employeur devra déposer sa propre offre, et le travailleur demander un nouveau permis avant de commencer.
Un TEF ou un TCF est-il obligatoire ?
Pas forcément. IRCC accepte aussi une confirmation écrite d'un collège ou d'une université pour un programme suivi en français, ou d'autres documents qui démontrent des études en français.
Sources officielles : IRCC, « Permis de travail de la Mobilité francophone : admissibilité » (20 avril 2026), « Embaucher un travailleur étranger francophone ou bilingue à l'extérieur du Québec » (28 avril 2026) et « Frais de demande » (21 septembre 2026). Consultées le 11 octobre 2026.
Nos guides sur ce sujet
Pour aller plus loin, avant de remplir un formulaire :
Embaucher plus vite, quand la loi le permet.
Une heure en ligne pour savoir si votre poste se qualifie à la Mobilité francophone ou s'il faut une autre voie.