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Offre d'emploi au Québec : ce qu'il faut vérifier avant de demander un permis de travail

L'employeur existe-t-il, l'offre et le contrat concordent-ils, quelle voie s'applique ? Les vérifications avant de donner suite à une offre d'emploi au Québec.

Mis à jour le 11 octobre 2026 · 4 min de lecture · Visa Canada Rouge

Un employeur québécois vous propose un poste. C'est souvent le début d'un vrai projet ; c'est parfois le début d'une arnaque. Dans les deux cas, une lettre d'offre ne suffit pas pour obtenir un permis de travail. Avant d'envoyer vos documents, de signer ou de payer quoi que ce soit, voici ce qu'il faut vérifier, dans l'ordre.

1. L'employeur et le poste existent-ils vraiment ?

  • Trouvez vous-même le nom légal de l'entreprise, son adresse et son numéro, et appelez par ce canal pour confirmer que la personne qui vous recrute y travaille.
  • Demandez où vous travaillerez, qui sera votre superviseur et quel poste vous occuperez.
  • Méfiez-vous de toute demande d'argent pour « acheter » une offre, une EIMT ou un recrutement, ou pour rembourser une partie de votre salaire plus tard. Gardez tous les messages et demandez conseil avant de payer.
  • Avant d'envoyer un passeport ou un relevé bancaire, sachez qui le demande, pourquoi, et comment le joindre.

2. Quelle voie d'immigration le poste va-t-il suivre ?

Posez la question directement à l'employeur : le poste passera-t-il par une étude d'impact sur le marché du travail (EIMT), ou par une voie dispensée d'EIMT ?

  • Avec une EIMT : au Québec, l'employeur dépose l'EIMT et votre demande de sélection temporaire (le CAQ pour travail) en même temps. Une fois l'EIMT favorable et le CAQ accordé, vous demandez le permis de travail à IRCC.
  • Sans EIMT : une dispense correspond à une catégorie précise, avec ses propres conditions. Pour la plupart des offres dispensées liées à un employeur, celui-ci soumet l'offre dans le Portail des employeurs d'IRCC et vous remet un numéro d'offre.

Un recruteur incapable de vous dire quelle voie s'applique : c'est un signal d'alerte. Notre article sur l'EIMT, le CAQ et le permis de travail explique le côté employeur.

3. L'offre et le contrat disent-ils la même chose ?

L'offre et le contrat doivent nommer le même employeur et décrire le même poste, les mêmes tâches, le même lieu, le même salaire, les mêmes heures et la même durée. Ces renseignements se retrouveront dans l'EIMT, le CAQ et la demande de permis : une différence soulève des questions.

Regardez au-delà du titre : les tâches doivent décrire le travail réel. Vérifiez aussi la fréquence de la paie, les heures supplémentaires et les retenues, et faites mettre par écrit tout arrangement de logement ou de transport. Si deux documents ne concordent pas, demandez une version corrigée à l'employeur ; ne modifiez jamais vous-même un document de l'employeur.

4. Pouvez-vous prouver que vous savez faire ce travail ?

L'agent peut vérifier que votre expérience et votre formation correspondent au poste. Préparez des lettres de vos anciens employeurs qui décrivent votre poste, vos dates et vos tâches, appuyées si possible par des contrats ou des fiches de paie. Pour une profession réglementée au Québec, vérifiez si une reconnaissance de l'ordre professionnel est exigée avant d'exercer. Traduisez les documents selon les consignes d'IRCC ou du Québec.

5. Et après l'arrivée ?

Votre permis sera lié à cet employeur, à ce poste et à ce lieu. Changer d'employeur exige un nouveau permis : notre article sur le permis lié à un employeur explique comment.

Le renouvellement se prépare tôt : le Québec conseille de lancer la démarche au moins six mois avant l'expiration du permis, car l'employeur doit obtenir une nouvelle EIMT et vous, un nouveau CAQ. À partir du 17 décembre 2028, les travailleurs du Programme des travailleurs étrangers temporaires qui demanderont un CAQ après trois ans de travail au Québec devront aussi démontrer un français oral de niveau 4, sauf exemptions, notamment pour les travailleurs agricoles. Si vous comptez rester, commencez le français dès maintenant.

Un permis de travail est une étape : l'expérience acquise au Québec peut ensuite mener au PEQ ou au PSTQ. Notre page sur le permis de travail présente les différents types de permis.

Les signaux d'alerte

  • Des frais pour obtenir une offre d'emploi ou une EIMT.
  • Un recruteur qui ne sait pas nommer la voie ni le lieu de travail.
  • Des documents qui décrivent des postes différents.
  • Une pression pour signer ou payer vite.
  • Une promesse de permis garanti.

Questions fréquentes

Qui paie l'EIMT ?

L'EIMT est une demande de l'employeur. Une demande de payer les frais d'EIMT ou de recrutement de l'employeur n'est pas un de vos frais gouvernementaux : vérifiez les règles avant de payer quoi que ce soit.

Faut-il parler français pour obtenir un premier permis ?

Ce n'est pas une règle générale pour un premier permis, même si certains postes l'exigent en pratique. L'exigence de français oral de niveau 4 vise certains renouvellements du CAQ après trois ans de travail, à partir du 17 décembre 2028.

L'employeur change mon poste après mon arrivée. Que faire ?

Comparez le nouveau poste aux conditions inscrites sur votre permis avant d'accepter. Un autre employeur, un autre poste ou un autre lieu peut exiger un nouveau permis.

Sources officielles

Pages officielles consultées le 11 octobre 2026 :

À propos de ce guide

Rédigé pour Visa Canada Rouge, cabinet de consultation en immigration à Montréal dirigé par Moadh Rahmaoui, consultant réglementé en immigration canadienne (RCIC-IRB, licence R534941, inscrit au registre public du Collège des consultants en immigration et en citoyenneté).

Ce guide est de nature générale et ne constitue pas un avis juridique. Les conditions, frais et délais d'immigration changent souvent : vérifiez-les sur les sites officiels (canada.ca, quebec.ca) au moment de votre demande. Aucun résultat ne peut être garanti.

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Ce guide explique les règles générales. Pour savoir ce qui s'applique à vous, parlez-en avec un consultant réglementé.