Étudier au Canada
Permis d'études : les conditions de 2026, sans mauvaise surprise.
Lettre d'attestation provinciale, preuve de fonds plus élevée, nombre de demandes plafonné : les règles ont changé. Un dossier monté selon les anciennes consignes se fait refuser.
Les conditions de base
- Être accepté par un établissement d'enseignement désigné
- Démontrer que vous avez les fonds nécessaires pour payer vos droits de scolarité, vos frais de subsistance et ceux des membres de votre famille qui vous accompagnent, ainsi que le voyage de retour
- Ne pas avoir d'antécédents judiciaires, et fournir un certificat de police si on vous le demande
- Être en bonne santé, et passer un examen médical si on vous le demande
- Convaincre l'agent que vous quitterez le Canada à la fin de votre séjour autorisé
Pendant vos études, vous devez aussi progresser dans votre programme et respecter les conditions de votre permis.
La lettre d'attestation provinciale (PAL/TAL)
Dans la plupart des cas, il faut joindre à la demande une lettre de la province où vous comptez étudier, qui confirme qu'une place vous est réservée. C'est votre établissement qui l'obtient et vous la transmet, et elle doit accompagner la demande dès le dépôt.
- Au Québec, c'est le CAQ qui remplace cette lettre. Voir notre guide du CAQ pour études.
- Exemptions : préscolaire jusqu'à la 12e année, collèges militaires fédéraux, formations professionnelles du Québec (DEP, ASP, AEP) et, depuis le 1er janvier 2026, maîtrise et doctorat dans un établissement public.
- Validité : une lettre délivrée pour 2026 vaut jusqu'au 31 décembre 2026. Périmée, elle ne peut plus servir.
Le plafond, concrètement : pour 2026, le Canada n'accepte d'étudier que 309 670 demandes de personnes visées par la lettre d'attestation, réparties entre les provinces, qui distribuent ensuite leurs places aux établissements. Quand un établissement a épuisé ses places, il ne peut plus en délivrer pour la période. Déposer tôt n'est plus une précaution, c'est une stratégie.
La preuve de fonds
Pour les demandes présentées le 1er septembre 2026 ou après, hors Québec, il faut démontrer :
- 23 448 $ par année pour le demandeur seul
- 6 318 $ par année pour chaque membre de la famille qui l'accompagne
Ces montants s'ajoutent aux droits de scolarité et aux frais de transport. Pour le Québec, ce sont les montants du ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration qui s'appliquent, au moment de la demande de CAQ.
Ce que l'agent regarde vraiment : pas seulement le solde, mais son origine et sa stabilité. Une somme apparue quelques jours avant la demande, sans explication, affaiblit le dossier plus qu'un montant modeste mais constant.
Les frais fédéraux
- Permis d'études, y compris une prolongation : 150 $ par personne
- Données biométriques : 85 $ par personne, maximum 170 $ pour une famille
Au Québec, les frais du CAQ s'ajoutent.
Travailler pendant les études
- 24 heures par semaine hors campus pendant les sessions
- Sans limite pendant les congés prévus au calendrier scolaire, comme l'été ou la semaine de lecture
- Conditions : étudier à temps plein dans un établissement désigné, dans un programme d'au moins 6 mois menant à un diplôme ou à une attestation, avoir commencé ses études, détenir un permis qui autorise le travail et un numéro d'assurance sociale
Dépasser la limite n'est pas une faute mineure : c'est une violation des conditions du permis, avec des conséquences sur le statut et sur les demandes futures.
Votre conjoint et vos enfants
Depuis janvier 2025, le conjoint d'un étudiant n'obtient un permis de travail ouvert que si l'étudiant est inscrit à une maîtrise d'au moins 16 mois. Les autres situations ne donnent plus droit à ce permis. C'est un point à régler avant le départ, pas après l'arrivée.
Et après le diplôme ?
Le permis de travail postdiplôme n'est plus automatique : durée du programme, établissement, domaine d'études et niveau de langue comptent. Au Québec, l'expérience acquise ensuite peut mener au PSTQ ou au PEQ. C'est pour cela que le choix du programme se fait en pensant à la suite, dès l'inscription.
Ce que nous faisons pour vous
- Vérifier que l'établissement, le programme et le domaine d'études mènent là où vous voulez aller
- Monter un dossier financier cohérent, avec une origine des fonds documentée
- Coordonner la lettre d'attestation ou le CAQ, puis la demande de permis d'études
- Anticiper les motifs de refus fréquents : fonds insuffisants, projet d'études flou, liens avec le pays d'origine
Questions fréquentes
Puis-je étudier au Québec avec seulement un permis d'études ?
Non. Pour les programmes qui l'exigent, il faut d'abord obtenir le Certificat d'acceptation du Québec, puis présenter la demande de permis d'études à IRCC. Le CAQ tient alors lieu de lettre d'attestation provinciale.
Mon permis d'études expire avant la fin de mon programme ?
Il faut demander la prolongation avant la date d'expiration. Une demande déposée à temps vous permet de conserver votre statut pendant l'étude du dossier. Prévoyez aussi le renouvellement du CAQ, s'il y a lieu, qui suit son propre calendrier.
Sources officielles : IRCC, « Permis d'études : Admissibilité » (canada.ca, modifiée le 26 janvier 2026), « Lettre d'attestation provinciale ou territoriale » (2 septembre 2026), « Preuve de moyens financiers » (28 août 2026), « Travailler hors campus » (15 avril 2026), « Frais des demandes de citoyenneté et d'immigration » (2 juillet 2026) et l'avis « Attributions provinciales et territoriales de 2026 dans le cadre du plafond applicable aux étudiants étrangers ». Consultées le 20 septembre 2026.
Un projet d'études se planifie jusqu'à la résidence permanente.
Une heure en ligne pour choisir le bon programme, monter un dossier solide et éviter une session perdue.