Étudier au Québec
CAQ, CSQ et permis d'études : à quoi sert chacun, et dans quel ordre
Le CAQ et le permis d'études servent à étudier, le CSQ à immigrer de façon permanente. Ce que fait chaque document et l'ordre pour les obtenir.
CAQ, CSQ et permis d’études : à quoi sert chacun, et dans quel ordre ? Trois sigles, trois documents, et une confusion qui coûte cher. Demander le permis d’études avant le CAQ, croire qu’un CAQ mène à la résidence permanente, ou penser qu’un CSQ permet d’étudier : ces erreurs reviennent sans cesse. Pour préparer un projet au Québec, il faut distinguer l’autorisation québécoise liée aux études, le permis fédéral et le certificat d’une démarche de sélection permanente. D’après les pages du Québec et d’IRCC consultées le 17 octobre 2026.
À retenir
- Pour étudier au Québec dans un programme qui l’exige, le CAQ pour études relève du Québec et vient avant la demande fédérale de permis d’études. Notre page sur le CAQ pour études présente cette étape.
- Le permis d’études est délivré par le Canada et autorise les études selon ses conditions.
- Le CSQ concerne la sélection du Québec en vue de la résidence permanente. Il ne fait pas partie du parcours des études.
- Le parcours habituel : admission, CAQ pour études quand il est requis, puis permis d’études.
- C’est la durée totale du programme qui compte pour savoir si un CAQ est requis.
Trois documents, trois rôles
| Document | Qui le délivre | À quoi il sert | Quand |
|---|---|---|---|
| CAQ (Certificat d’acceptation du Québec) | Le Québec (MII, anciennement MIFI) | Autorisation temporaire du Québec, pour études ou pour travail | Après l’admission, avant le permis |
| Permis d’études | Le Canada (IRCC) | Autorisation fédérale d’étudier au Canada | Une fois le CAQ reçu |
| CSQ (Certificat de sélection du Québec) | Le Québec (MII) | Sélection pour l’immigration permanente, par le PEQ ou le PSTQ | Dans une démarche de résidence permanente, avant l’étape fédérale |
Le CAQ et le permis d’études vont ensemble pour étudier. Le CSQ relève d’une tout autre démarche : celle de la résidence permanente. Un CAQ ne mène jamais, à lui seul, à la résidence permanente ; un CSQ ne permet pas d’étudier.
Le CAQ pour études intervient au niveau provincial : il porte sur le projet d’études au Québec et ne remplace pas l’autorisation fédérale. Le permis d’études est le document fédéral qui autorise les études au Canada, sous réserve des conditions inscrites dessus. Le CSQ, lui, atteste une sélection du Québec dans une voie d’immigration permanente. Pour situer l’ensemble des démarches québécoises, voyez notre page sur le Québec et celle sur le CSQ.
Retenir les trois rôles évite la plupart des erreurs : chaque document a son autorité, ses formulaires, ses frais et son moment. Les traiter comme des variantes d’un même certificat, c’est risquer de déposer le mauvais dossier au mauvais endroit.
L’ordre : le CAQ d’abord, le permis ensuite
Pour suivre une formation professionnelle, collégiale ou universitaire au Québec, il faut en général :
- une lettre d’admission d’un établissement québécois ;
- le CAQ, obtenu par une demande de sélection temporaire pour études ;
- le permis d’études, demandé à IRCC une fois le CAQ reçu.
Pourquoi cet ordre ? Parce que le CAQ fait partie de la demande fédérale : au Québec, il tient lieu de lettre d’attestation provinciale exigée par IRCC. Demander le permis avant d’avoir le CAQ, c’est déposer un dossier incomplet. Et la décision sur le permis reste fédérale : le CAQ n’en décide pas l’issue.
Exemple : une étudiante admise dans un établissement québécois prépare d’abord sa demande de CAQ ; une fois le CAQ obtenu, elle dépose sa demande de permis d’études à IRCC. Les deux dossiers ont des formulaires et des destinataires différents : reprenez partout les mêmes renseignements sur l’établissement, le programme et les dates.
Quand demander le CAQ, et comment comprendre son rôle
Pour une formation de plus de six mois au Québec comme étudiant étranger, le gouvernement du Québec indique qu’il faut un CAQ pour études et un permis d’études. Un CAQ n’est pas obligatoire pour un programme de six mois ou moins, sauf si la durée totale du programme dépasse six mois : c’est le programme entier qui compte, pas seulement le temps passé au Québec. Certaines autres situations sont dispensées : vérifiez les règles du Québec pour votre programme.
Le Québec publie un repère de traitement : une décision dans les 25 jours ouvrables suivant la réception d’une demande complète, pour 80 % des demandes. Ce n’est pas la date de décision de votre dossier ; prévoyez une marge avant la rentrée. Notre liste des pièces du CAQ aide à monter une demande complète.
Avant de déposer, relisez le dossier comme un tout : le nom du programme, l’établissement, la durée et les dates doivent former un parcours compréhensible. Un programme inscrit sous un nom dans la lettre d’admission et sous un autre dans le formulaire, ou une date de début qui ne concorde pas, invite des questions. Cette relecture réduit le risque d’erreurs matérielles et montre clairement le lien entre l’admission et la demande.
Un dossier cohérent relie aussi le projet d’études à votre parcours : pourquoi ce programme, pourquoi au Québec, et comment il s’inscrit dans ce que vous avez fait jusqu’ici. Ce n’est pas une formalité : c’est ce que l’agent cherchera à comprendre, côté québécois comme côté fédéral. Notre article sur des documents cohérents pour le permis d’études détaille ce point.
Le saviez-vous ?
Pour suivre une formation de plus de 6 mois au Québec comme étudiant étranger, il faut un CAQ pour études et un permis d’études.
Après le CAQ : la demande fédérale de permis d’études
Une fois le CAQ obtenu, la demande de permis d’études se prépare comme un dossier fédéral complet, et non comme une simple transmission du certificat québécois ; voir notre page sur le permis d’études. Selon IRCC, si vous avez de 14 à 79 ans, vous devrez probablement fournir vos empreintes et votre photo, dans les 30 jours suivant la date de la lettre ; voir la biométrie.
Au renouvellement, le même ordre
Pour prolonger vos études, obtenez d’abord le nouveau CAQ s’il en faut un, puis demandez la prolongation du permis d’études, au moins 30 jours avant son expiration selon IRCC. Un CAQ renouvelé ne prolonge pas votre statut fédéral. Notre article sur le renouvellement du CAQ et du permis détaille l’enchaînement.
Et le CSQ, alors ?
Le CSQ arrive plus tard, si vous décidez de rester. Après vos études, un diplôme québécois peut ouvrir le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) ; une expérience de travail peut mener au PEQ ou au Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Si le Québec vous sélectionne, il vous délivre un CSQ, puis vous demandez la résidence permanente à IRCC. Notre article sur la demande fédérale après le CSQ explique cette étape.
Il faut donc séparer les objectifs. Une personne qui vient étudier suit le parcours CAQ puis permis, quand ces documents sont requis ; une personne qui vise aussi la résidence permanente examine à part les voies de sélection auxquelles elle pourrait être admissible, le moment venu.
Exemple : un étudiant prépare son séjour d’études sans demander de CSQ. Deux ans plus tard, diplôme en main, il souhaite rester : il examine alors les programmes québécois pertinents et traite cette sélection comme une démarche à part entière, avec ses propres conditions, ses propres pièces et ses propres frais.
Le CSQ ne remplace ni le CAQ ni le permis d’études : le premier appartient à une sélection pour la résidence permanente, les deux autres au séjour d’études temporaire.
Le CAQ pour travail
Le CAQ n’existe pas que pour les études. Pour de nombreux emplois au Québec, le travailleur étranger a besoin d’un CAQ pour travail, que l’employeur demande en même temps que l’étude d’impact sur le marché du travail (EIMT). Là aussi, le CAQ ne remplace pas le permis de travail fédéral. Notre article sur l’EIMT, le CAQ et le permis de travail en parle.
Le saviez-vous ?
Depuis le 1er janvier 2026, l’examen d’une demande de sélection temporaire pour études coûte 135 $ pour un étudiant étranger.
Source : Gouvernement du Québec, demande de sélection temporaire pour études
Préparer les dossiers sans contradiction
Pour une situation atypique, rangez vos documents par autorité : d’abord l’admission et les pièces scolaires, ensuite la demande québécoise, enfin le dossier fédéral. Ce classement simple permet de voir d’un coup d’œil ce qui va où, et d’éviter d’envoyer à IRCC une pièce qui ne concerne que le Québec, ou l’inverse.
Quelques réflexes aident :
- Une seule version des faits. Les dates de vos études passées, de vos emplois et de vos séjours doivent être les mêmes dans la demande de CAQ et dans la demande de permis.
- Les mêmes renseignements sur le programme. Nom exact, établissement, durée et date de début : recopiez-les tels qu’ils figurent dans la lettre d’admission.
- Un calendrier avec de la marge. Les repères de traitement publiés ne fixent pas la date de décision de votre dossier : ne bâtissez pas votre arrivée sur un seul chiffre.
- Les lettres reçues, gardées. Une demande de biométrie ou de documents porte un délai : conservez chaque lettre et notez sa date.
Les erreurs fréquentes
- Demander le permis d’études avant le CAQ.
- Croire que le CAQ suffit pour étudier : il faut aussi le permis fédéral.
- Confondre CAQ et CSQ dans un formulaire ou une conversation avec un agent.
- Croire qu’un CAQ renouvelé prolonge le statut.
- Penser qu’un CSQ donne le droit d’étudier ou de travailler.
- Regarder seulement la durée du séjour au lieu de la durée totale du programme.
Après les études, d’autres démarches
Le parcours d’études peut s’inscrire dans un projet plus large, mais les autorisations de travail et les voies de résidence permanente restent des démarches différentes. Pour un emploi après la formation, voyez nos pages sur le permis de travail et le permis de travail postdiplôme. Un projet professionnel au Québec peut aussi passer par l’EIMT au Québec ou, hors Québec, par la Mobilité francophone. Ces sujets concernent le travail et ne changent pas l’ordre des autorisations d’études.
Pour une sélection permanente, les voies à examiner comprennent le PSTQ, le PEQ et, hors Québec, l’Entrée express. Chacune a ses propres conditions, à vérifier au moment de la demande.
Pour tout le parcours, voyez notre guide Étudier au Québec : les étapes. Après les études, le permis de travail postdiplôme et les voies de résidence permanente sont des démarches distinctes. Pour faire le point, vous pouvez décrire votre situation ou réserver une consultation.
Questions fréquentes
Peut-on demander le CAQ avant d’avoir la lettre d’admission ?
La demande s’appuie sur les renseignements de l’admission : il faut donc en principe la lettre d’abord. Si l’admission est conditionnelle, vérifiez ce que le MII accepte.
Puis-je demander le permis pendant que ma demande de CAQ est en traitement ?
Vous pouvez préparer les pièces fédérales pendant l’attente. Mais au Québec, le CAQ fait partie de la demande de permis : déposez la demande fédérale une fois le CAQ délivré, pour le joindre au dossier.
Combien coûte la demande de CAQ pour études ?
Depuis le 1er janvier 2026, le Québec indique 135 $ pour l’examen d’une demande de sélection temporaire pour études d’un étudiant étranger. Les frais du permis d’études fédéral s’ajoutent.
Le permis d’études permet-il de travailler ?
Pas automatiquement. Si vous remplissez les conditions d’IRCC, vous pouvez travailler hors campus jusqu’à 24 heures par semaine pendant les sessions ; voir travailler pendant ses études.
Que devient mon permis à la fin du programme ?
IRCC indique qu’un permis d’études cesse d’être valide 90 jours après la fin du programme, ou à la date inscrite si elle vient avant. Planifiez la suite avant.
Mes enfants ont-ils besoin de leur propre CAQ ?
Cela dépend de leur âge, de leur scolarité et de leur statut. Vos documents ne les couvrent pas automatiquement : vérifiez les règles du Québec et d’IRCC pour chacun.
Je change d’établissement après avoir obtenu mon CAQ. Que faire ?
Vérifiez avec le MII et IRCC si le changement modifie votre CAQ ou votre permis avant de commencer le nouveau programme.
Conclusion
Associez le CAQ au volet québécois des études, le permis à l’autorisation fédérale, et le CSQ à la sélection en vue de la résidence permanente. Pour un programme qui exige les deux autorisations, commencez par l’admission, passez par le CAQ, puis déposez la demande fédérale, en bâtissant votre calendrier sur la durée totale du programme et les délais officiels.
Sources officielles
Pages officielles consultées le 17 octobre 2026 :
- Québec — Demande de sélection temporaire pour études
- IRCC — Faire prolonger votre permis d'études ou rétablir votre statut
À lire aussi dans ce dossier
- Étudier au Québec : les étapes, de la lettre d'admission à la première session
- Demande de CAQ pour études en ligne : étapes, documents et suivi
- CAQ pour études : les pièces qui structurent la demande au Québec
- Permis d’études : les conditions à respecter et comment changer d’établissement
- Permis d’études : les documents exigés, et comment les rendre cohérents
- Renouveler son CAQ et son permis d'études : l'ordre à surveiller
À propos de ce guide
Rédigé pour Visa Canada Rouge, cabinet de consultation en immigration à Montréal dirigé par Moadh Rahmaoui, consultant réglementé en immigration canadienne (RCIC-IRB, licence R534941, inscrit au registre public du Collège des consultants en immigration et en citoyenneté).
Ce guide est de nature générale et ne constitue pas un avis juridique. Les conditions, frais et délais d'immigration changent souvent : vérifiez-les sur les sites officiels (canada.ca, quebec.ca) au moment de votre demande. Aucun résultat ne peut être garanti.
Votre situation est unique.
Ce guide explique les règles générales. Pour savoir ce qui s'applique à vous, parlez-en avec un consultant réglementé.