Étudier au Québec · Guide principal
Étudier au Québec : les étapes, de la lettre d'admission à la première session
Admission, CAQ, permis d'études, voyage : les étapes pour étudier au Québec, les frais, les plafonds de demandes et ce qu'il faut prévoir une fois arrivé.
Vous avez été admis dans un cégep, une université ou un centre de formation professionnelle au Québec. Félicitations : la partie la plus longue commence. Pour étudier au Québec, il faut deux autorisations, délivrées par deux gouvernements, dans un ordre précis. Voici le chemin complet, de la lettre d'admission à votre première session.
Les étapes, dans l'ordre
- L'admission. La lettre de l'établissement fixe le programme, le niveau, les dates. Ce sont ces renseignements que vous reprendrez partout.
- Le CAQ. Le Certificat d'acceptation du Québec est exigé pour suivre une formation professionnelle, collégiale ou universitaire. Il s'obtient par une demande de sélection temporaire pour études auprès du ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration (MIFI).
- Le permis d'études. Une fois le CAQ reçu, vous présentez la demande de permis d'études à IRCC. Au Québec, le CAQ tient lieu de lettre d'attestation provinciale exigée par le fédéral.
- Le voyage. Selon votre citoyenneté, il peut falloir aussi un visa de résident temporaire ou une AVE pour entrer au Canada.
Ne demandez jamais le permis d'études avant d'avoir le CAQ : pour les programmes qui l'exigent, la demande fédérale en dépend.
Étape 1 : relire la lettre d'admission
Vérifiez le nom exact de l'établissement, l'intitulé du programme, le niveau, la date de début et la durée. Si une donnée est fausse ou risque de changer, demandez une lettre corrigée avant de déposer quoi que ce soit. Une date ou un intitulé différent entre la lettre, le CAQ et le permis est une source classique de retards.
Étape 2 : le CAQ, avec un délai court
La demande se remplit en ligne d'un trait, se paie dans Arrima dans l'heure qui suit, puis la liste personnalisée des documents apparaît. Vous avez alors 15 jours pour les transmettre. D'où le conseil le plus utile de cet article : rassemblez toutes vos pièces avant de remplir la demande. Notre article sur les pièces de la demande de CAQ détaille chacune.
Du 17 décembre 2025 au 16 décembre 2027, le Québec fixe aussi un nombre maximal de demandes par établissement (des règles de gestion des demandes s'appliquent depuis le 26 février 2025). Quand un établissement atteint son plafond, les nouvelles demandes ne sont plus reçues pour la période. Déposer dès l'admission fait donc partie de la stratégie.
Étape 3 : le permis d'études
Avec le CAQ en main, vous présentez la demande de permis d'études à IRCC. Le fédéral limite lui aussi le nombre de demandes de permis d'études qui exigent une lettre d'attestation. Reprenez exactement les mêmes renseignements que dans le CAQ, et préparez une preuve de fonds qui montre à qui appartient l'argent, d'où il vient et qu'il est disponible.
Pour le Québec, le montant exigé suit le barème de capacité financière du Québec, qui n'est pas celui utilisé dans les autres provinces. Vérifiez le barème en vigueur pour votre situation.
Le budget des démarches
| Démarche | Frais |
|---|---|
| CAQ pour études (2026) | 135 $ pour un étudiant étranger |
| Permis d'études, prolongation comprise | 150 $ |
| Données biométriques, si elles sont demandées | 85 $ par personne |
Vérifiez chaque montant sur la page officielle le jour du paiement.
Une fois arrivé
Avec un permis qui l'autorise, vous pouvez travailler jusqu'à 24 heures par semaine hors campus pendant les sessions, à condition d'étudier à temps plein dans un établissement désigné, dans un programme d'au moins six mois menant à un diplôme ou à une attestation, d'avoir commencé vos études et d'avoir un numéro d'assurance sociale.
Si votre conjoint vous accompagne, son droit de travailler dépend de votre programme : depuis le 21 janvier 2025, le permis ouvert du conjoint est réservé à certains programmes, comme une maîtrise d'au moins 16 mois, un doctorat ou certains programmes professionnels. Notre article sur le permis ouvert pour conjoint donne la liste.
Penser à la suite dès l'inscription
Le choix du programme décide de ce qui viendra après : un permis de travail postdiplôme dépend de l'établissement, du programme, de sa durée et parfois du domaine d'études. Et l'expérience acquise au Québec peut ensuite mener au PEQ ou au PSTQ. Un projet d'études cohérent avec ce qui suit se défend aussi mieux auprès des agents.
Nos pages sur le CAQ pour études et le permis d'études présentent chaque démarche.
Questions fréquentes
Puis-je préparer mon permis d'études pendant que le CAQ est en traitement ?
Oui, et c'est recommandé : rassemblez les preuves financières, les traductions et votre plan d'études pour déposer dès que le CAQ arrive.
Le CAQ suffit-il pour étudier ?
Non. Le CAQ est l'autorisation du Québec ; il faut aussi le permis d'études délivré par le gouvernement fédéral.
Mon passeport expire pendant mes études. Est-ce grave ?
Le permis d'études n'est généralement pas délivré au-delà de la validité du passeport. Renouvelez-le tôt, puis prolongez votre permis selon les instructions d'IRCC.
Sources officielles
Pages officielles consultées le 11 octobre 2026 :
- Québec — Demande de sélection temporaire pour études
- IRCC — Aider votre époux ou conjoint de fait à travailler au Canada
- IRCC — Permis de travail postdiplôme
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À propos de ce guide
Rédigé pour Visa Canada Rouge, cabinet de consultation en immigration à Montréal dirigé par Moadh Rahmaoui, consultant réglementé en immigration canadienne (RCIC-IRB, licence R534941, inscrit au registre public du Collège des consultants en immigration et en citoyenneté).
Ce guide est de nature générale et ne constitue pas un avis juridique. Les conditions, frais et délais d'immigration changent souvent : vérifiez-les sur les sites officiels (canada.ca, quebec.ca) au moment de votre demande. Aucun résultat ne peut être garanti.
Votre situation est unique.
Ce guide explique les règles générales. Pour savoir ce qui s'applique à vous, parlez-en avec un consultant réglementé.